LABO STYLOCULTURE

• •

#Lucie-Aubrac

« Interview : Lucie Aubrac »

Lucie Aubrac

#jf : Bonjour Madame Aubrac. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter ?
Lucie Aubrac : Bonjour. Je m’appelle Lucie Aubrac. Je suis née en 1912 à Paris, mais j’ai grandi en Bourgogne, dans une famille de vignerons.

#jf : Que faites-vous après vos études ?
Lucie Aubrac : J’ai étudié l’histoire à la Sorbonne, puis je suis devenue professeure dans un lycée de jeunes filles à Strasbourg.

Ph. © A. Nogues/Sygma/Cortis

#jf : Qui était Raymond Aubrac ?
Lucie Aubrac : Raymond était mon mari. Il était lui aussi professeur. Parce qu’il était juif, il était particulièrement menacé pendant la guerre. Ensemble, nous avons rejoint la Résistance.

#jf : Justement, qu’est-ce que la Résistance ?
Lucie Aubrac : La Résistance regroupait des femmes et des hommes qui luttaient contre l’occupation nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.

#jf : Quel rôle avez-vous joué dans ce mouvement ?
Lucie Aubrac : J’étais agent de liaison. Je transportais des messages, j’aidais des résistants et j’ai participé à l’évasion de plusieurs prisonniers, dont mon mari.

#jf : Peut-on dire que vous avez eu un rôle important pendant la guerre ?
Lucie Aubrac : Oui. En 1944, j’ai représenté la Résistance à Alger. J’étais la seule femme présente, ce qui était très rare à l’époque.

#jf : Et après la guerre, avez-vous continué à vous engager ?
Lucie Aubrac : Bien sûr. Je me suis battue pour les droits des femmes, contre la bombe atomique et contre toutes les formes de guerre.

#jf : Êtes-vous restée engagée jusqu’à la fin de votre vie ?
Lucie Aubrac : Oui. Même à plus de 90 ans, je soutenais les réfugiés et je travaillais avec Amnesty International.

#jf : Comment la France se souvient-elle de vous aujourd’hui ?
Lucie Aubrac : De nombreuses rues et écoles portent mon nom. C’est une manière de transmettre la mémoire et les valeurs de la Résistance.

Elmshorn 2026 © Fall | didaktik.work

Seiten: 1 2 3